Le bateau-phare de l'Est sur theatre-contemporain.net

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lundi 23 mars 2009

à propos de " Ernest ou comment l'oublier"

La pièce que j'ai vu ce dimanche, "Ernest ou comment l'oublier", est une pure merveille. Le spectacle, destiné aux enfants à partir de 7 ans, n'en est pas moins accessible jusqu'à 77 ans, prenant autant de plaisir que leurs cadets. C'est vraiment le spectacle que toute la famille peut aller voir, des petits enfants aux grand-parents: durant une heure, on rit aux éclats avec les plus jeunes et on est fasciné par les performances d'équilibristes de ces deux comédiennes. Enfin, les odeurs de la bonne soupe (préparée pendant le spectacle!) nous feraient presque croire que nous sommes à la maison en famille. Une vraie réussite! Et comme il y a tout juste un an que le spectacle de Philippe Dorin (L'hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains) a obtenu le Molière du meilleur spectacle pour enfants, on ne peut que souhaiter le même sort à celui d'Ahmed Madani! Ernest, ou comment passer un excellent moment...

FARID

samedi 21 mars 2009

à propos du "Cabaret de Mars"

Je qualifierais ce Cabaret de Mars de bon moment de détente et de distraction, qui ne fait pas de mal par les temps qui courent ! Ce spectacle nous transporte dans une histoire pleine de rebondissements et nous accroche jusqu'à la chute. Cette convivialité et ce rapport avec le public nous fait entrer d'emblée dans l'univers de la comédie avec des acteurs qui ne ménagent pas leur énergie pour nous transporter dans un univers de poésie, de chansons et de rires. Les comédiens sont remarquables, et maintiennent, tout au long de la pièce, un humour omniprésent, pendant que le public déguste les spécialités de Shirley. Je recommande vivement ce spectacle.

FARID

à propos de "Fort"

J'ai été bluffé par le jeu théâtral de l'acteur Pascal Sangla, par la mise en scène et le travail fait sur l'éclairage. Si la pièce était riche et intéressante sur les évènements qu'elle nous amène à traverser, il est néanmoins regrettable qu'elle soit parfois un peu "lente" dans son rythme. Le monologue est par moments gênant, on aurait souhaité que le deuxième personnage puisse occasionnellement répliquer pour nous éclairer sur cette présence interrogative. Le jour où je suis allé voir ce spectacle, nous étions un groupe d'une douzaine de personnes, et toutes ont apprécié différents points de ce travail, ce qui me fait croire que cette création touche un public très large et varié. Pour ma part, j'ai passé une agréable soirée.

FARID

jeudi 12 mars 2009

Théâtre

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mardi 10 mars 2009

à propos de "Fort"

Il m'a fallu un gros ef-fort pour suivre ce spectacle. En effet l'acteur qui parle, bouge de façon tellement saccadée sur le plateau, et sa diction est aussi saccadée que ses déplacements; sa voix est parfois inaudible, certains mots nous échappent... Par contre, j'ai beaucoup apprécié la présence de l'acteur qui ne parle pas : c'est un énorme travail pour arriver à cette présence. Le décor est beau, la musique est belle C'est toutefois important de rester jusqu'au bout : certaines clés sont données à la fin.

Anne-Marie

jeudi 05 mars 2009

Un très beau spectacle

J'ai vu un très beau spectacle de théâtre : "Des Couteaux dans les Poules" de l'écrivain anglais David Harrower (du même auteur, certains ont pu voir "Blackbird" en début de saison), dans une traduction de Jérôme Hankins à l'Aktéon Théâtre Paris 11è. Malheureusement il n'est plus à l'affiche ( "Un laboureur, sa femme et un meunier, trois personnages qui se confrontent dans un espace rural dépouillé. Un conte philosophique où le spectateur assiste à la tentative de la jeune femme de trouver sa place dans le monde, franchissant pour cela le métaphorique "dernier champ", limite irréversible de l'adultère et du crime, de l'inconnu..." (texte de présentation qu'on peut lire sur le flyer)

Créé par le collectif "En but d'aller vers" site: www.enbutdallervers.org mise en scène et scénographie Grégoire Strecker avec Béatrice Venet, Alban Laval et Julian Blight C'était leur première création

Un texte poétique et métaphysique très fort, ponctué par des moments de silence où s'installent de très beaux tableaux.. Le jeu des acteurs, la mise en scène, l'utilisation de la vidéo, les tableaux entre les scènes, l'utilisation de l'espace, tout est au service du texte Ce spectacle m'habite encore et j'espère pour longtemps... Je lui souhaite une longue vie pour que d'autres spectateurs puissent le découvrir.

Anne-Marie, retraitée

lundi 23 février 2009

à propos de "Acte"

Une petite heure de spectacle, un huis-clos. Nous sommes dans le cabinet d'un médecin, mais qui sont ce médecin et cette patiente? Qui pose les questions? Veut-elle sortir, et le peut-elle? Le médecin raconte à chaque fois des choses différentes... Malgré le jeu un peu faible du comédien, le spectacle captive.

Anne-Marie (retraitée)

dimanche 15 février 2009

à propos de "Rien d'humain"

Dès les premières phrases je suis captivée. Je trouve le jeu des comédiennes excellent. Tout de suite le décor est planté : "c'est mon amie, elle ne m'a rien dit, elle ne m'a pas parlé de vous..." J'aime cette entrée ou l'intrigue, l'enjeu de la pièce, est tout de suite exposé. Puis vient une interrogation sur les rapports humains, le besoin de reconnaissance, la dualité, et durant les derniers échanges, l'aveu de terribles secrets. Le temps a fusé. D'une écriture à la fois belle et incisive, interpretées avec justesse par les comédiens, la pièce m'a captivée, exaltée. J'achète le livre en sortant et je le relis le lendemain. "Rien dhumain "est un véritable coup de coeur!

Maeva

lundi 09 février 2009

à propos de "Acte"

J'étais au TEP hier soir pour la dernière de Acte de Lars Norén. A un moment, je me suis rendu compte que je pensais à ce que j'allais manger en rentrant (soupe de légumes, petite ficelle au chorizo, gouda aux orties - auxquels se sont rajoutés deux petits pasteles de nata achetés sur le chemin du retour) Je suis pourtant certaine que le texte est terrible. j'aurais aimé une création brûlante - elle était tiède.

Elisabeth (traductrice)

samedi 07 février 2009

à propos de "Acte"

J'entre dans la salle de théâtre et déjà je suis intriguée par le décor. La piéce démarre, le ton est donné, deux personnages s'affrontent. La condamnée, menottée, déploie toute son energie et sa parole afin d'être entendue comme une identité à part entière et non comme une patiente anonyme . Le médecin est embarrassé, dérouté par cette femme. Puis, soudainement, tout bascule, il prend le pouvoir, crie, s'impose. Elle n'a que son intelligence et la féminité qui lui reste pour se défendre. La tension est palpable tout au long de la pièce grâce à la justesse des deux comédiens. J'ai trouvé le jeu du comédien exellent car entièrement crédible. La comédienne est également trés juste dans ses silences, ses réflexions intérieures. Acte est une pièce, riche, intense, qui me marquera.

MAEVA (s'occupe des élèves qui présentent un handicap dans un lycée)

vendredi 30 janvier 2009

à propos de "ACTE"

J'ai trouvé le texte très intéressant pour ce qu'il nous dit, indépendamment du contexte supposé de l'action (Allemagne, RAF, etc.), à savoir (pour moi) : mécanisme d'oubli plus ou moins inconscient, identification du spectateur au personnage en position de victime... J'ai moins apprécié la mise en scène et surtout la direction d'acteurs. Et beaucoup moins apprécié le jeu des comédiens. Je les ai vus dans "l'effort" et usant de "trucs de comédiens" pour entrer dans leur personnage (surtout l'homme) ou pour nous y faire croire.

WILLIAM (adjoint au responsable de l'action éducative des 8e, 9e et 18e arrondissements)

mercredi 28 janvier 2009

à propos de "ACTE"

J'ai vu la semaine dernière "Acte" de Lars Norén. C'est pour moi un spectacle à ne pas manquer. Des acteurs époustouflants qui se donnent du début jusqu'à la fin (il s'agit d'une vraie performance). On est captivé jusqu'au bout et on en ressort avec une réelle exaltation. Le jeu des acteurs est époustouflant et nous aspire complètement dans cet "univers" noir de la psychiatrie d'après guerre. Il y a dans cette pièce : un sentiment de gêne et de mal être qui nous envahit jusqu'au plus profond de nous-mêmes. On ne sort pas d'un tel spectacle sans interroger nos propres codes (émotions et sentiments). C'est un spectacle qui démonte (nos préjugés) et qui aborde des questionnements qui nous font réagir tout en nous laissant pantois quant à une telle situation (rapport soignant/soignée - dominant/dominée). Je le conseille à toutes mes connaissances sans retenue...

FARID (Responsable d'un Centre social)

lundi 12 janvier 2009

BIENVENUE !

Ma présence à cet atelier résulte des rencontres agréables que j'ai pu avoir avec l'équipe dynamique du théâtre de l'Est parisien et également de l'envie de participer à un groupe hétérogène de discussion et d'échange sur des spectacles que chacun a vu. J'aime l'esprit de ce théâtre et les gens qui le font.

FARID (responsable d'un centre social)

Je suis là pour confronter mes opinions sur des spectacles à celles des autres, pour donner envie à d'autres de voir les spectacles que j'ai aimé, pour qu'eux me donnent envie. Pour ce plaisir d'entendre parler de théâtre, d'échanger avec un, des, professionnel(s), par curiosité.

WILLIAM (adjoint au responsable de l'action éducative des 8e, 9e et 18e arrondissements)

Je participe à l'atelier, le Bateau-phare pour le partage, la rencontre avec des gens qui vont voir des spectacles du Théâtre de l'Est parisien et pouvoir en parler ensemble, partager des avis, des impressions différentes des miennes. La question - que me dit le spectacle sur la vie ? - m'intéresse, et je me la pose après chaque spectacle. Et c'est ça qui m'intéresse quand je vais au théâtre.

ANNE-MARIE (retraitée)

Je suis venue à cet atelier car un spectacle nous donne toujours un sentiment, une émotion. Parfois un ennui, puis brusquement on rentre à nouveau dans la pièce. Parfois un souvenir fait écho, parfois des sentiments intenses, passionnels, sont devant nous et on les prend ou reprend en plein coeur. Parfois, on est énervé parce qu'on a l'impression que le spectacle ne nous apporte rien, mais il se passe toujours quelque chose. Au théâtre, on voyage sans partir loin physiquement. Je suis venue pour voir, entendre des avis, "des histoires", des points de vue différents face au même spectacle.

MAEVA (s'occupe des élèves qui présentent un handicap dans un lycée)

LE BATEAU-PHARE

Ami spectateur, toi qui reviens régulièrement t’asseoir dans l’ombre de la salle, toi qui écoutes, qui regardes, qui t’émeus, qui réfléchis, qui commentes, toi qui a des désirs et des envies, j’aimerais te convier régulièrement cette saison pour bavarder, pour rêver, pour écrire, pour composer une espèce de journal de bord de l’année, un objet improbable, mi-théâtre, mi-poème, avec des coups de sang, avec des mots d’amour, avec de la déraison, avec du bon sens, avec du culot, avec de l’irrespect et de l’adoration ; un récit intuitif de ce voyage au long cours parsemé d’échos du monde. En fin de saison, avec les acteurs engagés cette année, avec toi, avec moi, nous en ferons une lecture-mise en jeu, ponctuation festive et finale d’une année durant laquelle le Théâtre de l’Est Parisien aura glissé comme un bateau-phare sur les eaux de l’océan-monde.

Crédit photo : Stanislas Cotton