LE BATEAU-PHARE
Par Stanislas Cotton le lundi 12 janvier 2009, - Lien permanent

Ami spectateur, toi qui reviens
régulièrement t’asseoir dans l’ombre de la salle, toi qui écoutes, qui regardes,
qui t’émeus, qui réfléchis, qui commentes, toi qui a des désirs et des envies,
j’aimerais te convier régulièrement cette saison pour bavarder, pour rêver,
pour écrire, pour composer une espèce de journal de bord de l’année, un objet
improbable, mi-théâtre, mi-poème, avec des coups de sang, avec des mots
d’amour, avec de la déraison, avec du bon sens, avec du culot, avec de
l’irrespect et de l’adoration ; un récit intuitif de ce voyage au long
cours parsemé d’échos du monde. En fin de saison, avec les acteurs engagés
cette année, avec toi, avec moi, nous en ferons une lecture-mise en jeu,
ponctuation festive et finale d’une année durant laquelle le Théâtre de l’Est
Parisien aura glissé comme un bateau-phare sur les eaux de l’océan-monde.
Crédit photo : Stanislas Cotton